calimera62: (Reading girl)
[personal profile] calimera62
A l'occasion du 29 septembre, jour de la Saint Michel et occasionnellement fête des archanges, [livejournal.com profile] modocanis a proposé une sorte de "défi" du genre "On poste sur les anges !", je me suis dit que c'était une bonne occasion de dépoussiérer et terminer enfin mon WIP crossover Good Omens/L'angel!verse de [livejournal.com profile] modocanis. Donc, nous y voilà !

J'ai pu donc décrocher un peu de mon travail de la fac (et par la même occasion de mon exposé sur La conjuration de Catilina), et de ma lecture du moment (à savoir, Les Misérables, 900 pages sur 1400, on y arrive, on y arrive !), pour terminer cet OS qui traîne depuis un an déjà.

Titre :  L'héritier de Raphaël
Fandom :  Bible/Mythologie judéo-chrétienne ; l'angel!verse de modocanis et enfin Good Omens aka De bons présages.
Couple(s)/Personnage(s) :  les Archanges et quelques invités surprises.
Disclaimer :  Euh... la mythologie judéo-chrétienne appartient à tout le monde, non ? A moins que quelqu'un ait une idée du ou des auteurs de la Bible (je me base plus sur l'Ancien Testament que le Nouveau) ; sinon, Good Omens/De bons présages appartient à Neil Gaiman et Terry Pratchett, et l'angel!verse est de [livejournal.com profile] modocanis, n'hésitez pas à lire ses fics sur les anges, elles en valent largement le coup !
Pour [livejournal.com profile] modocanis parce que j'ai emprunté son angel!verse et qu'elle mérite bien ce que je lui décerne cet OS, comme je l'ai fait pour Une question d'art. Merci  à elle de me laisser emprunter ses emplumés bien-aimés temporairement.


Il y a bien longtemps, après la création des cieux et de la Terre, mais avant celle de l'Homme, quand le jardin d'Eden subissait encore des travaux de construction que le Créateur et ses anges supervisaient encore, plus particulièrement au niveau des végétaux, minéraux et animaux, un Archange avait le quartier libre pour aller visiter à sa guise le jardin d'Eden.

C'est ainsi que Raphaël, ignorant les panneaux Travaux ou Work In Progress, arpentait le jardin d'Eden, dans l'idée de se promener et d'observer Sa création, ce qui était l'un de ses passe-temps préférés. Errant près des lacs, dans un bois ou une forêt, dans l'herbe, observer les animaux déjà crées. Il croisait d'ailleurs les quelques animaux qu'il avait aidé à créer avec ses collègues.

Comme souvent au jardin d'Eden, le temps était magnifique avec un soleil rayonnant, un ciel d'un bleu resplendissant avec quelques nuages d'un blanc immaculé. Cette vision de Paradis donnait l'envie à Raphaël de s'allonger dans l'herbe, à observer les nuages, et de siroter un bon cocktail bien froid, avec une ombrelle et des glaçons.

Raphaël rêvassait devant cette vision paradisiaque, lorsqu'un petit gloussement le tira soudainement de sa rêverie. Étonné, il regarda en direction du bruit, se demandant vaguement si c'était le buisson à côté de lui qui venait de glousser ainsi.

Peut-être était-ce un animal ? Une nouvelle création du Tout-Puissant qu'un de ses collègues angéliques n'avait pas eu le temps de perfectionner ? Une création de Gabriel, peut-être ? Récemment, il dotait les oiseaux de sa création de drôles de cris… et de plumage ! Le dernier en date avait des plumes de toutes les couleurs, majoritairement vert, violet et bleu, comme suivant la passion de Gabriel pour les couleurs vives, et son oiseau poussait sans cesse des « Léon !! ».

Poussant la curiosité un peu plus loin, il se rapprocha du buisson, s'agenouilla et écarta quelques branches et feuilles.

Et reçu le plus grand choc de toute sa vie.

Assis, habillé d'une toge qui était un peu grande pour lui, un joli bébé potelé, avec des joues roses, des yeux bleus et des cheveux blonds et bouclés se trouvait là, dissimulé dans le buisson. Et il avait deux petites ailes collées dans le dos.

Les yeux écarquillés, Raphaël observa le bébé comme s'il était une hallucination de sa part. Croyant qu'il était peut-être mal réveillé, il s'arracha une plume de ses ailes et grimaça en ressentant la douleur bien réelle.

Réelle comme le bébé ailé.

Raphaël le fixa. L'examina.
Cela ne pouvait pas être un Chérubin. Les Chérubins paraissaient un peu plus grands par rapport au bébé ; les Chérubins étaient des petites pestes à la botte de Cupidon qui cachaient leur férocité sous le vernis lisse de la naïveté enfantine, et le bébé, lui, avait l'air adorable et innocent lorsque Raphaël le voyait s'amuser dans sa toge trop grande pour lui.

- Il est si petit, songea-t-il. Que faire, que faire...

Lorsqu'il prit le Chérubin (car il restait un bébé avec des ailes d'anges malgré tout), son regard se posa sur les cieux, et se dit que Lui devait au moins savoir...

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Quelques instants plus tard, Raphaël se tenait debout face au trône du Tout-Puissant. En tant qu'Archange, il était l'une des rares personnes assez privilégiées pour avoir la chance de voir son divin Créateur sans avoir besoin de rendez-vous (pris auprès du secrétariat divin et après avoir subi une longue attente de plusieurs mois… années. L’emploi du temps du Créateur était terriblement chargé, hélas pour Lui et pour tous ceux souhaitant le rencontrer) ou sans demander la permission.

En quelques mots, il lui expliqua la situation et son divin Père se leva de son trône pour se pencher en direction du Chérubin, Il le prit dans ses bras et L'examina attentivement. Raphaël attendit patiemment. Finalement, Il sourit.

- Raphaël, Je te présente Aziraphale.

L'archange jeta à son Père, puis au Chérubin, un regard indéchiffrable. Dans les bras du Tout-Puissant, le bébé roucoulait paisiblement. Raphaël se perdit dans la contemplation du nourrisson qui s'amusait avec la manche de la toge blanche du Créateur.

- Aziraphale sera ta charge à partir de maintenant, continua-t-Il.

La bulle dans laquelle s'était réfugié Raphaël éclata tout d'un coup alors qu'il se réveillait de sa torpeur. De quoi, de quoi ? s'exclamait-il intérieurement.

Pas du tout perturbé par toute l'agitation qui régnait à présent dans la tête de Raphaël (car Il savait tout), Il reprit :

- Tu vas t'occuper de lui comme s'il s'agissait de ton fils.
- S'occuper de lui ?

Raphaël fixait son Créateur, interloqué.

- Oui. Cela fait parti de Mon nouveau projet. En plus des Archanges, Séraphins, Chérubins et des Anges, J'ai eu l'idée de créer de nouvelles espèces d'anges.  J'expérimente. Comme tu as pu le voir en la présence du jeune Aziraphale, J'ai décidé de tenter une nouvelle espèce d'anges qui naissent en tant que Chérubins et grandissent pour devenir plus tard des Anges, Séraphins, Puissances ou Principautés.

Raphaël estima qu'il n'avait rien entendu d'aussi bizarre que Sa dernière idée de la création de l'Homme à Son image et disposant du libre arbitre. Mais, l'Archange l'avait remarqué depuis des lunes : son Père avait la tête remplie d'idées loufoques et étranges qui avaient un léger risque de virer droit dans la catastrophe à un moment ou à un autre.

Et il ne parvenait pas à se faire une opinion du Chérubin. Pour le moment, il n'avait rien d'un Michael grognon ou d'un Gabriel respirant la joie de vivre et l'enthousiasme puissance mille. Il n'avait pas l'air aussi étrange que Lucifer, ni aussi coincé qu'Uriel.

C'est déjà ça, soupira Raphaël.
Après tout, il aurait pu tomber sur pire. Raphaël décida alors que le bambin avait gagné un point dans son estime.

- Raphaël : voici Aziraphale. Ma dernière création.

Puis, au Chérubin :

- Aziraphale : voici Raphaël. Ton tuteur.

À ces mots, Aziraphale fit à Raphaël son premier vrai sourire.

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Quelques temps après cet entretien, Raphaël quitta son Père, avec Aziraphale. Ne sachant pas quoi faire, il décida d’aller se promener dans l’espoir de s’éclaircir les idées.

L'image de Raphaël arrivant avec un Chérubin dans les bras créa la surprise générale lorsqu'il rejoignit Michael et Lucifer qui se trouvaient dans un coin paisible du jardin d'Eden.

- ... Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda Michael, les yeux plissés.
- Un bébé, Michael, lui répondit l’archange guérisseur.
- Je vois ça. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir ce qu'il fait là, répliqua Michael tandis que Lucifer examinait d’un œil curieux le petit Aziraphale.
- C'est Sa nouvelle idée, d'après ce qu'Il m'a dit, répondit Raphaël.
- … Encore une nouvelle idée ?

Si Raphaël ne connaissait pas aussi bien Michael, il n'aurait pas remarqué l'air quelque peu méfiant et alarmé derrière son visage impassible.

- Non mais sérieusement, ça Lui sert à quoi de créer d'autres Chérubins ou même d'autres Anges ? grommela Michael. Il n'en a pas suffisamment assez ?

- Qui sait ? Tu en terrorises tellement que certains songent à démissionner et qu’Il est obligé de recruter ? lui glissa Lucifer, moqueur.

Il ne reçu en réponse qu'un regard glacial.

- Je ne sais pas, fit Raphaël, mais tu sais ce qu'on dit : Ses voies sont impénétrables...
- Oui. Trop même, fit Michael qui grogna un peu pour la forme. Du coin de l’œil, il observait Aziraphale comme s’il était une bombe à retardement qu’il s’attendait à voir exploser d’une minute à l’autre.

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Quand Raphaël annonça à Gabriel qu'il était le gardien d'un bébé, d'une nouvelle recrue ailée tout-à-fait adorable du nom d'Aziraphale, le Paradis tout entier fut au courant dans la demi-heure suivante.

Tout d'abord, parce que le hurlement de joie de Gabriel (un « Youhouuuuu » sonore, clamé haut et fort) retentit littéralement dans tout le Paradis céleste (des nuages en tremblaient encore), des Séraphins qui se trouvaient à proximité furent pris de panique, croyant à une crise de l'Archange messager, avant de réaliser que ce n'étaient pas des cris de folie ou des cris annonciateur d'une nouvelle lubie du dit-Archange. Ensuite, parce que Gabriel alla annoncer la bonne nouvelle à tout le monde (ses termes exacts furent : « Je suis tonton, les gars ! »), les êtres célestes qui ne furent pas secoués par cette brusque nouvelle kidnappèrent immédiatement Gabriel pour aller fêter ça, dans un bar en Belgique, au XXIe siècle.

Il avait été décidé que cette beuverie se déroulerait sur Terre et non au Paradis car il suffisait aux Anges de se rappeler que c'était principalement à cause de Gabriel et Raphaël qu'Il avait fait passer la loi interdisant aux Anges d'organiser n'importe quelle festivité si jamais celle-ci servait de l'alcool. Raphaël ayant la fâcheuse habitude de rajouter du rhum au punch sous prétexte que sans alcool, ce n’est pas une fête ! (1) et l'alcool rendait Gabriel encore plus débordant d'enthousiasme que d'habitude. Le Paradis n'aurait pas survécu à une autre explosion d'enthousiasme.

Ils se retrouvèrent, comme prévu, dans un bar de France... ce qui se termina en une des pires beuveries et tapages nocturnes que le pays ait jamais connu.

Puis, après avoir dessaoulé, Gabriel commença à chercher des peluches pour le Chérubin, à se procurer des toges de toutes les couleurs et à transformer quelques pièces des Archanges, à une vitesse inouïe, en nurseries, salles de jeux... en dépit de la très forte opposition d'Uriel qui affirmait haut et fort qu'une telle chose ne s'était jamais vue au Paradis, que c'était impensable, indigne et tout à fait déplacé, et répétant sans cesse des Pour-l'amour-du-ciel-Gabriel-veux-tu-bien-cesser-de-me-demander-mon-avis-sur-la-couleur-des-murs-ou-comment-je-trouve-ces-peluches-?-!-!

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Après les beuveries en Belgique et l'installation d'une chambre pour Aziraphale dans les appartements de Raphaël, chacun repris ses activités au Paradis, et Raphaël avait laissé Aziraphale trottiner joyeusement dans ses appartements tandis que l'archange s'occupait à lire la nouvelle édition du journal Heaven's Times.

Il se passa un moment avant que Raphaël ne soit interrompu dans sa lecture par un bruit traînant, dans sa direction. Raphaël baissa la tête et observa le petit Aziraphale s’approcher timidement de lui. Raphaël se pencha vers lui, le prit dans ses bras et le déposa sur ses genoux.
Aziraphale l’observa avec l’étincelle de la curiosité dans ses yeux.

Raphaël se désigna du doigt.

- Raphaël.

Aziraphale cligna des yeux sans comprendre, alors Raphaël recommença. Il posa le doigt sur la poitrine du Chérubin et dit « Aziraphale. ». Puis, il fit de même pour lui et répéta : « Raphaël ». Enfin, Aziraphale paru comprendre. Comment, Aziraphale était son propre nom ? Seign- Diabl- Bon sang, que ça allait être horriblement compliqué à prononcer !

- Assi’afal ? ‘Afael ?

Raphaël hocha la tête, relativement satisfait. Puis, il sorti un livre venant de nulle part avec un sorcier à lunettes sur la couverture, ainsi qu’un balai et une chouette blanche.

- Tu aimes les livres ? lui demanda Raphaël en souriant.

Plus tard, Uriel crut avoir une attaque cardiaque (en admettant que les anges puissent ressentir un choc si puissant qu’il puisse s’apparenter aux attaques cardiaques que pouvaient avoir les humains) en apercevant le petit Aziraphale portant une cape avec des motifs tartans, un chapeau pointu et brandissant un morceau de bois en glapissant des « Alohomora ! » « Expelliarmus » et « Wingardium Leviosa » (aussi bien qu’un jeune enfant puisse se permettre de prononcer car en réalité, cela ressemblait surtout à des « alo’omo’ra ! » « e’pellia’mous ! » et « ‘inga’dium le’io’a ! ») et du aller quérir des calmants chez Raphaël, en tremblant et en marmonnant des : « sorcellerie », « blasphème », « Au Paradis ! » et « Pas possible ».

Avisé, Raphaël cacha loin de son regard ses exemplaires dédicacés d’Harry Potter et ajouta, en son for intérieur, qu’il serait sage d’attendre un moment avant de faire lire à Aziraphale Bilbo le Hobbit.

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La nuit était tombée, au Paradis comme sur Terre, et Raphaël observait Aziraphale dormir.

Il ne savait pas quoi penser. Il savait qu’il devait se plier à Sa volonté, à Ses idées, même si celles-ci étaient loufoques la plupart du temps, mais Il était ainsi et tous au Paradis s’étaient habitués.

Mais jamais Raphaël ne s’était occupé d’un enfant.

Aziraphale ressemblait le plus à un Chérubin, sans en être un. Il ressemblait à un joli bébé potelé avec des petites ailes blanches dans le dos et était doué du don de parole. À l’inverse des autres Chérubins, Aziraphale grandirait et n’était pas à la botte de Cupidon.

Mais Raphaël était perdu. C’était si soudain, cette nouvelle recrue dont il devait s’occuper. Il ne savait pas pourquoi c’était lui qui avait d’ailleurs été choisi pour cette tâche. Raphaël n’avait aucune expérience dans ce domaine. Il ne s’était jamais occupé d’un enfant, et il n’était même pas sûr d’y prendre goût ou de s’y habituer. Certes, le bébé était mignon et ce serait sans doute une expérience amusante que de s’occuper d’un enfant, mais Raphaël, dans ses doutes et interrogations mentales, ne savait ce que l’avenir allait lui réserver avec Aziraphale.
Cet enfant surnaturel était bien trop adulte parfois, avec ses grands yeux bleus qui étaient un mélange d’innocence et d’intelligence.

Raphaël le prit dans ses bras et l’observa avec curiosité.

C’est vrai qu’il ne s’attendait pas à avoir un enfant. Il était un ange, un archange même, une créature surnaturelle et immortelle. Que faisait-elle donc là, cette petite chose ailée ?

À ce moment-là, Aziraphale, ouvrit ses yeux, de grands yeux bleus, et son regard croisa celui, identique, de Raphaël, brisant toutes ses luttes mentales. Ils se regardèrent longuement, fixement, sans ciller, jusqu'à ce que des Séraphins proposèrent de s'occuper pendant quelques heures du Chérubin.

On dut presque l'arracher de force à Raphaël.

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Un moment passa. Un moment assez long pour qu'au Paradis, on ne s'étonna plus de la vision d'un Chérubin trottinant sur les nuages.
Ce furent principalement Raphaël et Gabriel qui s'occupèrent du petit Aziraphale.

Avec tout le soin d'une maman poule, Raphaël lavait le Chérubin, le changeait (avec des vêtements choisis par Raphaël, avec tout le bon goût qu'il avait en matière de mode et de vêtements), s'assurait qu'il était en parfaite santé, lui lisait des histoires de temps à autre...
Gabriel, lui, apprit la parole à Aziraphale. Après tout, il jacassait avec lui du matin au soir, s'égosillant à raconter les derniers évènements du Paradis, même le plus banal des potins, lui chantait des chansons de son répertoire, des comptines pour enfants, des cantiques religieuses, et lui murmurait à l'oreille des secrets que même Raphaël, l'ange le plus commère du Paradis, ne pouvait savoir et que seul Lui et Gabriel, en tant qu'Archange Messager, étaient seuls à savoir. Des secrets dont le reste du Paradis ignorait l'existence mais dont Aziraphale garda la mémoire, même après des siècles passés.

Aziraphale quittait rarement Raphaël, il logeait d'ailleurs dans les appartements de l'Archange qui participait à son éducation. Précoce, Aziraphale avait appris très tôt le don de parole et comment s'exprimer, savait reconnaître, à la vue ou à l'odeur, la plupart des remèdes guérisseurs de Raphaël, vouait une passion aux livres, connaissait par cœur ses prières et toutes les chansons que pouvait lui réciter Gabriel. Et il savait étonnamment bien maîtriser les épées enflammées que chérissait tant Michael, ce qui avait surpris le chef des milices célestes mais qui avait observé Aziraphale manier l'épée de feu avec une fierté bien dissimulée mais que Raphaël, qui était l'un des rares connaissant le mieux l'archange, pouvait remarquer (cette fierté était ensuite suivie d’un air indéfinissable sur son visage mais qui signifiait que l’archange avait peine à croire qu’il pouvait ressentir de la fierté pour autre que lui-même).

Cet inquiétant concentré d'intelligence avait néanmoins ses limites et Raphaël le découvrit lorsqu'il s'aperçu que son jeune protégé n'avait, hélas pour l'Archange guérisseur, aucun sens de la mode. Le jeune Aziraphale ayant même montré sa préférence pour des toges à carreaux tartans. Raphaël se disait même que Gabriel, avec ses goûts vestimentaires douteux, devait y être pour quelque chose. Après tout, il avait bien été le seul à avoir osé porter une tunique fluorescente pendant une réunion des archanges. Si cela avait été un spectacle insurmontable pour les yeux, le bruit qui était sorti de la gorge d'Uriel à ce moment avait été comique sur le coup, comme si les mots et les émotions s'étaient étranglés dans sa gorge sans pouvoir sortir de sa bouche. La réunion en elle-même avait, de toute façon, été amusante ce jour-là. Raphaël n'avait pas oublié l'audace de Lucifer lorsqu'il avait susurré d'une voix taquine « mon petit cœur » à Michael et ce qui en a résulté et c'était sans doute l'un des plus beaux lancers d'épée enflammée que Raphaël ait jamais vus (en même temps, qui à part Michael, pouvait avoir l’envie de balancer des épées enflammées ?). Les secrétaires des archanges en étaient, encore aujourd'hui, traumatisés...

... Sauf Lucifer qui, même s'il avait gardé une cicatrice de son audace, développa un intérêt encore plus grandissant pour Michael. Depuis quelques temps, Raphaël le surprenait en train d'observer Michael avec convoitise. Il se demandait d'ailleurs si Michael s'en était aperçu (si oui, il s'en fichait alors complètement, ce qui n'étonnerait pas Raphaël).

Lorsqu'il avait posé la question à Michael, plus tard, celui-ci lui avait répondu, d’un ton sterne :

- Si t'es encore là dans les dix secondes, tu vas faire connaissance avec le sol...

Avisé et non-suicidaire, Raphaël avait prit la sage décision de partir, ce qui ne l'avait pas empêché de se plaindre plus tard à qui voulait l'entendre.

- Je ne sais pas pourquoi, avait dit Raphaël plus tard en soupirant, mais Michael s'énerve facilement ces derniers temps...

Lucifer avait haussé des sourcils, d’une façon simple et élégante qui n’appartenait qu’à lui.

- Ces derniers temps ? Michael est toujours grognon. C'est pourquoi nous l'aimons... et le craignons ! renchérit-il. ... Une Margarita ? demanda-t-il à Raphaël en faisant apparaître de nulle part deux verres.

Et Raphaël ne s’était pas fait prier. Un cocktail, qui plus est fait par L'Étoile du Matin, n'était jamais à refuser car il faisait des cocktails d'enfer.

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Comme notre monde est petit,
Comme notre monde est petit,
Comme notre monde est petit, tout petit, peeeetiiiiiit !

Selon les moments, le petit Aziraphale pouvait se sentir d'humeur à chanter quelques cantiques religieux, ou l'hymne du Paradis ou bien des chansons sorties tout droit du répertoire de Gabriel. Aujourd'hui, c'était une chanson que Gabriel affectionnait beaucoup.

Michael claqua la langue, exaspéré.

- Tu n'as rien d'autre à chanter ?

Aziraphale réfléchit.

- Mais j'aime bien cette chanson, dit-il avec un charmant sourire comme les petits enfants savaient si bien reproduire pour faire fondre les adultes.

- Il y en a d'autres, siffla Michael.

Raphaël ne pu résister à l'envie d'intervenir. D'une part parce qu'il adorait son petit Aziraphale, et de l'autre parce qu'il ne pouvait s'empêcher de taquiner son collègue. Il savait qu'il avait le merveilleux don de pouvoir embêter Michael et d'y survivre, ce qui était un miracle lorsque l'on connaissait le caractère du chef des milices célestes. Alors Raphaël jouait de cet avantage, tout en sachant que la patience de Michael envers lui avait ses limites.

Lucifer appelait cela jouer avec le feu.

Cela n'empêchait pas Raphaël de continuer. Taquiner ses frères angéliques était l'un des commandements de la famille, même s'il s'agissait d'une famille céleste et très bizarre.

- Ah oui ? Chante-m'en une, alors, le taquina Raphaël avec un sourire en coin.

- Tssss...

Raphaël et Aziraphale firent une moue déçue.

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Raphaël marchait jusqu’à ses appartements, espérant y trouver Aziraphale. Il dépassa les quartiers de Michael et Gabriel mais ralentit l’allure devant ceux d’Uriel, en entendant de la musique de piano. Curieux, il se demanda qui était le mystérieux musicien et s’arrêta devant une porte, celle d’où provenait la musique. Il écarquilla les yeux en reconnaissant la voix d’Uriel.

Uriel était donc le mystérieux musicien ?
Raphaël fronça les sourcils. Depuis quand Uriel jouait de la musique ?

Certes, Uriel était le saint patron de la musique, mais musicalement, ses goûts et son répertoire étaient très limités. Il était loin d’atteindre le niveau de Gabriel, ce qui n’était pas plus mal, se disait Raphaël, pour le bien du Paradis et les nerfs de Michael. Et Uriel ne tolérait que les cantiques et chansons religieuses.

Mais jamais il ne l’avait entendu écouter et encore moins jouer de la musique.

Raphaël en aurait soufflé d’étonnement et d’admiration. Uriel, musicien ! Il en apprenait des belles tous les jours !

Le cours de ses pensées fut interrompu par la voix d’Uriel.

- Ça te plaît ?

Raphaël fronça des sourcils. À qui parlait-il ? Jouait-il donc pour quelqu’un ?

- Oh oui ! Joue-moi autre chose ?

Dans le couloir, Raphaël était estomaqué. Aziraphale. Uriel jouait du piano pour Aziraphale. Décidément, il en apprenait tous les jours !
Il avait terriblement envie de jeter un œil à la scène. Aziraphale écoutait-il Uriel jouer de la musique sur ses genoux ou à côté de lui ? Et depuis quand y avait-il un piano au Paradis. À bien y réfléchir, depuis quand y avait-il un piano chez Uriel ?

Un nouvel air s’amorça. Un air sans parole mais vif, gai.

Aziraphale applaudit. (cela ne pouvait être que lui, se résonnait Raphaël. Uriel n’applaudissait pas ! Il s'agissait d'Uriel !)

- Chante avec moi ! s’exclamait Aziraphale d’un ton joyeux.

Raphaël failli tomber à la renverse, et supposa qu’Uriel aussi. Il l’entendit d’ailleurs  répondre un « non » ferme et catégorique, précédé d'une exclamation de surprise, de choc. Chamboulé mais soulagé, Raphaël quitta les lieux, décidant que c’était assez pour aujourd’hui, et pour s’empêcher d’hurler de rire en essayant d’imaginer Uriel en train de chanter tout en jouant du piano, avec Aziraphale qui applaudirait sur le côté.

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Dans son bureau, Uriel travaillait.

En fait, Uriel travaillait toujours. Il était ce qu'on appelait un obsédé du travail et avait, selon certains, aucune vie privée ou sociale. Affalé à son bureau, Uriel travaillait dur et sans relâche, la tête dans plusieurs parchemins, et ne laissait pas la moindre chose, le moindre bruit troubler sa tâche. Ce qui n'était pas évident lorsque le Paradis comptait dans ses rangs l'archange Gabriel. Il soupçonnait d'ailleurs Gabriel d'être le responsable du bruit qu'il entendait depuis tout à l'heure. Des bruits d'objets que l'on déplace, des airs chantés ou sifflés, puis enfin quelques petites explosions qui retentissaient ça et là.

Ce raffut lui avait déjà fait dresser l’oreille trente minutes plus tôt, et il avait choisi, pour le bien-être de son état mental et celle de ses plumes déjà fragiles et délicates, d’ignorer et de se concentrer plus que jamais sur ses rapports, y accordant une attention extrêmement particulière comme si cela avait été une déclaration écrite du Grand Manitou Lui-même. Cela avait fonctionné, avant qu’un abruti vint tambouriner à sa porte.

Uriel, sans bouger de sa chaise de bureau, tiqua, fut crisser la plume sur son support de papier, et leva les yeux de son parchemin avant de lancer d’un ton agacé :

- J’espère que c’est important.
- Monseigneur Uriel, hésita une voix à la porte, Monseigneur Gabriel a… monseigneur Gabriel a… euh, Monseigneur Gabriel est en train de…
Disjoncter ? essaya de deviner Uriel qui, dans un geste d’agacement, fit avancer ses lunettes sur son nez.
- Il essaye de…
Ramener un objet interdit au Paradis pour la énième fois consécutive ?
- Et ce n’est pas gérable…
Gabriel, pas gérable ? Quel euphémisme !
- Mais enfin ! Dites-moi ce que Gabriel est en train de faire ! lança Uriel, exaspéré, à la porte.
- Pardon, Monseigneur Uriel ! Mais Monseigneur Gabriel essaye de…

L’ange derrière la porte se tut et s’appuya à la porte pour reprendre ses esprits. Il sursauta violemment lorsque la porte s’ouvrit en grand sur un Uriel plus qu’exaspéré. L’archange ne lui jeta pas un regard et, avec l’air de quelqu’un qui avait l’habitude de devoir gérer aux mêmes situations loufoques depuis des siècles, s’en alla en direction du tapage.

L’ange se demanda s’il fallait le suivre, mais il se rappela du tapage monstre, des explosions et de la fumée noire, ainsi que l’air peu charmant et engageant d’Uriel, ainsi il se dit que ce serait une sage décision que de le laisser régler cette affaire et de s’en aller fissa avant qu’il devienne le défouloir de Monseigneur Uriel une fois que celui-ci sera revenu de son aventure.

- Quel désordre ! lâcha – relativement poliment – Uriel.

Arrivé sur le lieu du sinistre, Uriel avait laissé son regard balayer le lieu avant de s’apercevoir qu’il ne voyait absolument rien sous cette fumée, il ne pouvait entendre que quelques sons distincts. Il lui sembla attendre quelques toussotements, Raphaël s’étouffer de rire et par inhalation de fumée.

La pièce était si imprégnée de la fumée qu’Uriel envisagea sérieusement de déployer ses ailes et de les faire battre pour faire partir la fumée.
Lorsqu’enfin la fumée s’évapora petit à petit, Uriel put avoir une estimation des dégâts, et laissa son regard s’ombrer d’un froncement de sourcils. L’assourdissant vacarme n’avait d’égal que la pagaille visuelle de la pièce. Autant dire qu’Uriel n’était pas du tout dans son élément. Lui si méticuleux et respectueux de l’ordre et de la propreté eut du mal à supporter le vacarme et le désordre complet des lieux.

C’était comme s’il y avait eu une explosion, et il y en avait eu probablement une. Des meubles avaient fait un bond de plusieurs mètres, étaient renversés et teintés de noirs, d’étranges substances colorées et gluantes ressemblant à ce qui avait du être de la nourriture étaient collées au plafond et tapissaient les murs. Raphaël, raffalé sur une table qui tenait miraculeusement encore debout, s’étouffait dans son rire… et dans sa toux, son visage était devenu rouge à force de rire et de tousser. Lui si flegmatique, c’était étrange de le voir sous l’emprise de ce qui ressemblait à une forme de folie passagère, le visage rouge, ayant l’air incapable de retrouver un semblant de calme.

À côté, il y avait Aziraphale qui regardait avec fascination la scène qu’il se produisait devant lui, et que Gabriel avait la tête dans ce qui ressemblait à un grand four.

- Je peux savoir ce qu’il s’est passé ici ?! s’écria Uriel, essayant d’avoir l’air autoritaire.
- Gabriel… Gabriel essaye de… essaye de cuisiner quelque chose, lui répondit un Raphaël encore essoufflé, à Aziraphale.
- Comment ça, cuisiner ?? Les anges n’ont pas besoin de manger, enfin ! s’insurgea Uriel, ses lunettes glissant de son nez en un geste nerveux.
- On n'en a pas besoin, non, admit Raphaël en essuyant des larmes au coin des yeux, mais on peut quand même. Sinon, crois-moi, Gabriel ne se gaverait pas d'autant de sucreries.

Puis il se remit à rire aux éclats, comme s’il ne pouvait pas s’en empêcher. Alertés par tant de bruit, Lucifer et Michael entrèrent en plombe dans la pièce. Avec une grimace, Michael tentait de cacher quelque chose au niveau de son cou tandis que Lucifer arborait un air satisfait mais qui laissa place à sa curiosité sitôt qu’il vit l’état de la pièce.

Sans poser de question, il se tourna vers Uriel, Raphaël étant trop occupé à ricaner sous cape, le visage dans les mains.

- Accident de cuisine, manifestement, lâcha Uriel, critique.
- Oh, lâcha L’Étoile du Matin. Qui cuisine ? ajouta-t-il.
- Gabriel, d’après ce que j’ai compris.
- Gabriel ? fit Michael en levant la tête, oubliant la marque rouge suspecte qui ornait son cou (2). La dernière fois qu'il a cuisiné quelque chose, c'était du pain, et il a essayé de me manger.
- Gabriel ? s'enquit Lucifer, intéressé et curieux.
- Mais non, le pain !
- Gabriel a dit qu’il aimerait me faire goûter de la nourriture, lâcha Aziraphale, l’air candide.
- Peut-être, répondit Uriel, mais les anges ne mangent pas, ne sont pas censés manger et n’ont pas besoin de manger !
- Mais Gabriel a dit…, lâcha Aziraphale.
- Gabriel dit pas mal de bêtises, répliqua Uriel d’un ton ferme. Cuisiner ! Tout ceci est absurde ! Les anges n’ont pas été conçus pour cela, c’est tout à fait…

Mais il fut coupé par Gabriel, qui sortit enfin le nez de ses fourneaux. Habitué au chaos ambiant, il ne tenu pas compte de l’état désastreux de la pièce et brandit sous le nez des personnes présentes, mais surtout d’Aziraphale, un plateau d’argent contenant une chose méconnaissable et qui avait dépassé depuis longtemps le stade de « comestible » :

- Et voici mon croissant, tout droit sorti du four ! lança-t-il, joyeusement. Qu'en penses-tu ??

En face de lui, le petit Aziraphale regarda le croissant encore noir et fumant, puis leva son regard vers l'Archange messager.

- Cette chose est méphitique.

Oh. Méphitique. Nouveau vocabulaire, songea Michael. Encore une idée fameuse d'Uriel qui passait ses journées le nez enfoncé dans de gros dictionnaires volumineux ou de gros pavés sur Les Lois du Paradis de A à Z et qui pensait que ce serait une idée judicieuse que d’utiliser ces ouvrages pour parfaire l’éducation d’Aziraphale. Michael, plus perturbé par la marque sur son cou que les talents culinaires de Gabriel, se dit qu'il irait bien se défouler sur Uriel après cela, tiens.

- L’arrivée du petit Aziraphale a rendu la vie au Paradis plus intéressante… ou bien catastrophique, lança soudainement Lucifer, tu ne trouves pas Michael ? ajouta-t-il en serpentant un bras sur la taille de Michael.

Lucifer évita de justesse la fourchette qui menaçait de se planter sur sa main.

----

- …

- …

- ... Bon, ssssérieusement, tu peux me dire la vérité, mon ange.

-  …

- … ça ne s’est vraiment pas passé comme ça, ton enfance ?

- Crowley, pourquoi est-ce que je te mentirai ? soupira Aziraphale.

- Diab_ Seign-, Bordel, je savais que vous, les emplumés, êtes tous un peu bizarres… À ce point-là, mon ange, ça relève de la famille dysfonctionnelle.

- C’est vilain de jurer et de blasphémer, mon cher, averti Aziraphale.

- …

- Et un démon, ça ne boude pas.

- Je ne boude pas.

- Mentir est un péché, Crowley. Maintenant, si ça ne te gêne pas, j’ai du travail.

- Comme tu viens de le rappeler, je suis un démon, mon ange. Si tu me jettes à la porte, je serais extrêmement vexé et je risquerais de… oh, je ne sais pas…, tenter quelques pauvres et innocentes âmes, torturer des chatons, créer le chaos le plus total en rendant impossible toute connexion internet, WIFI…

- Très bien, reste, soupira Aziraphale, résigné, mais prends un livre et tais-toi.

- Tu vois quand tu veux, mon ange, susurra Crowley en se rapprochant de lui, posant une main amicale sur son épaule.

- Certes. Mais pars avant seize heures. Raphaël et Gabriel viennent me rendre visite à cette heure.

- … Des archanges vont bientôt venir te rendre visite et c’est seulement maintenant que tu me préviens ?? fit le démon, soudainement horrifié.

- Oh, ne fais pas cette tête-là, Crowley ! C’est toi qui a insisté pour rester !


___________________________________________________________________________________

(1) J’avoue que j’ai failli mettre à la place Raphaël dire « Sans alcool, la fête n’est pas plus folle ! » en reprenant la publicité « Sans alcool, la fête est plus folle ! » sur je-ne-sais-plus-quel-produit-ou-quelle-marque-tout-ce-que-je-sais-c’est-que-ça-concernait-une-boisson.
(2) Le lecteur ou la lectrice se sera rendu compte qu'il s'agit d'un suçon..., pardonnez-moi, je suis faible, je n'ai pas pu résister à mettre des sous-entendus de Lucifer/Michael.


Pour m'envoyer des fleurs, me balancer des tomates, ou tout simplement me laisser un commentaire, vous savez ce qu'il vous reste à faire :)

J’avais assez peur en écrivant sur Dieu et Lucifer, même si je ne les ai pas écrit en fonction de la représentation que je me fais d'eux en général, mais en fonction de celle de [livejournal.com profile] modocanis J'avais quand même peur de ne pas respecter la caractérisation que [livejournal.com profile] modocanis se fait d'eux, plus particulièrement Lucifer, j'ai souvent du mal à savoir sur quel pied danser avec lui. C'est la raison pour laquelle ce sont les personnages qui sont le moins apparus dans cet One-Shot, sinon, croyez-moi, si j’aurais pu, j’aurais ajouté plus de scènes avec eux !
Pour Aziraphale, j'avoue avoir pris pas mal de liberté, mais pour me rassurer, je me dis qu'il est un bambin ici et qu'il n'était pas encore la Principauté, l'Ange aussi gai qu'un singe, et qu'on aurait pris pour un Anglais. J'ai du faire du OOC avec Crowley et Aziraphale... surtout pour Aziraphale quand il était encore un Chérubin. Mea culpa !

Sinon, l'idée de Raphaël qui élève Aziraphale, même si je le voulais, je n'aurais pas pu y résister. D'abord parce que j'aime les cross-over avec Good Omens et un autre fandom où on est sûr de trouver des anges et démons, parce que je suis tombée sur des fics où Raphaël avait été le tuteur d'Aziraphale et j'ai adoré l'idée. Et pour épargner Aziraphale, j'ai décidé de le laisser avec Raphaël, plutôt qu'avec Michael, Gabriel ou encore Uriel.

(no subject)

Date: 2013-09-30 09:59 pm (UTC)
From: [identity profile] modocanis.livejournal.com
XD! C'est vrai que Zira est sûrement mieux tombé avec Raphaël qu'avec Uriel, Michael ou Gabriel...ou moins une fois dans sa vie, il a dû être habillé par Hugo Boss junior...

J'aime beaucoup le fait qu'il ait appris des choses chez chacun et qu'il ait réussi à survivre à son éducation (je vois aussi de qui il tient son goût pour les démons, ah!)

...et je comprends mieux pourquoi il passe autant de temps sur terre. XD

(no subject)

Date: 2013-10-01 09:09 pm (UTC)
From: [identity profile] calimera62.livejournal.com
Remarque, ça aurait été intéressant et drôle à voir si Aziraphale était tombé sur Uriel, Michael ou Gabriel... mais finalement, je l'aime bien avec Raphaël, il s'en sort mieux et comme tu l'as dit, il a du être bien habillé pendant un temps...

Ravie que la fic te plaise ! J'espère avoir pu garder les personnages IC, surtout Lucifer qui m'a donné du mal, j'espère aussi ne pas t'avoir déçu avec les allusions au Lucifer/Michael, j'ai adoré les écrire et j'espère être resté dans l'esprit des personnages... avec un Lucifer qui n'a pas froid aux yeux et un Michael coincé :p

(Aziraphale aurait tenu son goût pour les démons par qui ? Michael xD ? quoique je demeure une éternelle fan du Raphaël/Asmodée :D)

Avec tout le bordel qu'il y a là-haut en même temps... je peux comprendre qu'il préfère rester stationné sur Terre xD

(no subject)

Date: 2013-10-06 12:38 pm (UTC)
From: [identity profile] elwan59.livejournal.com
"Sans alcool, la fête est plus folle", c'est le slogan pour la pub Mister Cocktail (j'ai vu sur le net une reprise récente de cette pub, ça n'a pas le peps que celle que j'ai connue dans les années 80).

Quand on voit la vie d'Aziraphale, la seule question qui me vient, c'est comment il a fait pour ne pas se retrouver en thérapie...XD
(et on sait d'où vient ses affinités avec Crowley... Lucifer n'y est sans doute pas étranger ! ^^)

(no subject)

Date: 2013-10-06 08:17 pm (UTC)
From: [identity profile] calimera62.livejournal.com
Aaaah, j'avais oublié le nom, merci :) je l'avais souvent revu à la tv cet été en plus -__-

Aziraphale est plus résistant qu'on ne le croit :) Puis, il a passé une majeure partie de son temps sur Terre que là-haut, ceci explique cela... mais comme tu dis, ça explique ses affinités avec Crowley, et le pourquoi du fait qu'il reste plutôt sur Terre xD

(no subject)

Date: 2014-06-24 12:56 pm (UTC)
From: [identity profile] soleil-ambrien.livejournal.com
J'aime bien, même si je pense qu'Aziraphale a dû s'appeler "Aziraphael" dans un premier temps - les noms angéliques s'achèvent presque tous par "-el", pour "elohim". Et je le voyais plus sarcastique/sassy.

Ceci dit, l'ambiance est très choupi, surtout le "Oh comme le monde est petit" et les mentions de Michael/Lucifer - ouiiii je les shiiiippe moi aussi. Et les jeux de mots sur "d'enfer" etc sont également chouettes.

(no subject)

Date: 2014-06-24 01:11 pm (UTC)
From: [identity profile] calimera62.livejournal.com
C'est ce que j'ai vu dans certaines fanfics en effet, mais bon j'ai suivi le livre parce que je suis habituée à voir "Aziraphale", même si en utilisant "Aziraphael", ça donne un peu la connexion à "Raphaël", ce qui est plutôt pas mal je trouve ^^ et... oui désolée, j'aurais pu le faire plus sarcastique, mea culpa, ça faisait un moment que je n'avais plus lu le livre. Je devrais m'y remettre d'ailleurs. J'éditerai peut-être cette fic un jour, en rendant progressivement Aziraphale un peu sarcastique parce que, honnêtement, avec Raphaël comme gardien, c'était inévitable ^^

Ah oui, la chanson et le Lucifer/Michael, j'ai pas pu résister. Je suis faible et je les shippe et pas qu'un peu ^^

Merci pour les remarques, je tâcherais de les prendre en compte quand j'éditerais cette fanfic :)

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