calimera62: (crowned cat)
[personal profile] calimera62
Tout beau, tout chaud, andersandrew nous présente son dernier échange, l'échange de prompts-répliques que vous pouvez retrouver sur cette page.

Voici ma fiche avec quelques-uns de mes fandoms :

* Arsène Lupin

Lupin et Isidore - “J’ai attendu chaque jour des nouvelles de vous”
Lupin et Ganimard - “Que me vaut le déplaisir de cette visite à… 4 heures du matin ?”
Lupin et Isidore - “Je veux rester avec vous”
Lupin et Ganimard - “N’ai-je pas le droit de rendre visite à un vieil ami ?”

* Astérix

César/Astérix - “Quelle récompense désires-tu cette fois-ci, Gaulois ?”
César/Astérix - “Nous voilà coincés !”
César/Astérix - “Pourquoi est-ce que tu m’aides ?”
Astérix et Obélix - “Il y a un temps pour tout, mais pas pour ça !”
Astérix et Obélix - “J’avoue que ça, je ne m’y attendais pas !”

* Ça (films)

Pennywise(/)Bill - “J’ai attendu un long moment...”
Pennywise(/)Bill - “Peu importe le prix à payer”
Pennywise(/)Bill - "Je n'abandonnerai jamais !"
Bill/Richie - “Il est trois heures du matin…”
Bill/Richie - “On va finir par se faire arrêter si on continue !”
Bill/Richie - “Pour notre premier rendez-vous, je m’attendais à tout sauf à ça…”
Richie/Bill/Eddie - “Tu sais, je suis sûr qu’il existe un moyen plus simple de demander à Bill de sortir avec nous…”

* Gotham

Jeremiah/Bruce - “Ne (me) résiste pas !”
Jeremiah/Bruce - “J'ai longtemps attendu ce moment.”
Jeremiah/Bruce - “Que me donneras-tu, en échange ?”
Jeremiah/Bruce - “J’ai besoin de parler à un ami…”
Jérôme/Bruce/Jeremiah - “Sois honnête, qui est ton préféré ?”
Oswald/Edward - “Tu es ivre ou quoi ?!”
Oswald/Edward - “Quand tu parlais de mystère, je ne m’attendais pas à ça…”
Oswald/Edward - “Tu vas finir par me lâcher avec ça, oui ?”

* Harry Potter/Fantastic Beasts

Gellert/Albus - “Il y a toujours une place pour toi à mes côtés.”
Gellert/Albus - “Que me donnerais-tu, pour sauver ton précieux Dragonneau?”
Gellert/Albus - “Tu n’es pas supposé être là !”
Gellert/Albus - “Ils ne te connaissent pas, pas comme moi.”
Gellert/Albus - “Tu me manques...”

* Kaamelott

Arthur et Perceval - “Je ne vais nulle part.”
Arthur et Perceval - “Je peux vous accompagner ?”
Arthur et Perceval - “Un câlin ? Et puis quoi encore ?”
Karadoc et Perceval - "Il n'y a pas de raison pour que ça foire..."
Léodagan - "C'est quoi cette histoire ?"

* Makai Ouji : Devils et Realist

Uriel et William - "Je ne te/vous abandonnerai jamais"
Uriel et William - "Tu es/vous êtes ma famille !"
Michael et William - "Vous compliquez tout, vous les humains/les anges !"

* La Momie

Ardeth/Jonathan - “Cesse de te rabaisser.”
Ardeth/Jonathan - “Comment tu arrives toujours à nous retrouver ?”
Ardeth/Jonathan - “Chasser des momies, ça crée des liens !”

* Tanz der vampire

Krolock/Alfred - “Tu n’es/Vous n’êtes pas ce à quoi je m’attendais.”
Krolock/Alfred - “Tu es libre de me rejoindre.”
Krolock/Alfred - “Je voulais qu’on fasse enfin attention à moi. Je ne pensais pas que ce serait un vampire qui le ferait !”
Krolock/Alfred - “Vous me faites vouloir des choses que je ne devrais pas vouloir”
From: [identity profile] ploum31.livejournal.com
William n’avait pas la moindre idée de ce que le journal qu’il lisait, ou plutôt prétendait lire, racontait. Caché derrière ses feuilles, il ne cessait de jeter de fréquents coups d’œil à son majordome. Ce dernier, inconscient de l’attention que son maitre lui accordait, était occupé à manier tasses et théière en un ballet que William ne chercha pas à déchiffrer. C’était Kevin qu’il scrutait et non ce qu’il faisait. Enfin, plutôt devrait-il l’appeler Uriel.
Était-il juste de continuer de l’appeler par un prénom qu’il n’avait fait qu’emprunter à une autre personne ?
Apprendre que Kevin était en réalité Uriel avait été un véritable choc. Cela avait remis en perspective toute la relation qu’il entretenait avec ce dernier ; qu’y avait-il de vrai et qu’y avait-il de faux, là-dedans ? Kevin-Uriel tenait-il réellement à lui ? Cependant, son aventure avec le criminel l’avait amené à réfléchir et s’il était plus apaisé, il n’était pas totalement rassuré pour autant. Un Ange… Un Archange qui plus est. Même en disgrâce, il avait un statut particulier parmi eux qui devait s’accompagner de son lot de responsabilités, et il était déjà assez étonné qu’il eût travaillé toutes ces années comme majordome au sein de sa famille. Mais pour combien de temps encore ? William devait l’avouer à lui-même, il avait du mal à imaginer sa vie sans lui à ses côtés et égoïstement, il voulait qu’il restât. Cependant, il n’avait pas à lui imposer quoi que ce fût… et il n’aurait pas son mot à dire, n’est-ce pas ?
— Kevin…
Il s’interrompit alors que Kevin-Uriel levait la tête vers lui, surpris. Encore une fois, la même question. Pouvait-il réellement l’appeler ainsi ? Il posa le journal ouvert sur ses cuisses.
— Oui, jeune maitre ?
— Kevin, je – tiens-tu réellement à ce que je continue de t’appeler comme cela ? Je sais qui tu es à présent…
Kevin-Uriel lui adressa un léger sourire, mi-gêné mi-amusé.
— Bien sûr, jeune maitre. Il n’y a pas de raison que cela change.
Un peu quand même.
Kevin-Uriel aperçut son scepticisme et ajouta, sérieux :
— Ici, je suis Kevin Cecil et cela ne changera pas.
William hocha distraitement la tête mais Kevin n’était pas dupe. Son maitre conservait un air préoccupé et songeur. Un instant, son visage se ferma. Il comprenait l’origine de son trouble ; la découverte était récente et perturbante pour lui. Peut-être qu’une mise au point s’imposait… Kevin abandonna le service à thé pour venir s’agenouiller devant son maitre et lui attraper la main en vue d’attirer son attention. Cela fonctionna, avec un sursaut en prime. William lui adressa une moue surprise, ce à quoi il répondit par un sourire rassurant.
— Je ne vous abandonnerai jamais. Je vous resterai fidèle, quoi qu’il puisse se passer, vous pouvez en être assuré. Cela a toujours été le cas et le restera.
D’abord stupéfait, les traits de William s’adoucirent avant qu’il n’acquiesçât, heureux. Ces quelques mots avaient eu le don de remplir son cœur de joie et de diminuer ses inquiétudes. Qu’il fût Kevin ou Uriel, il était l’homme qui l’avait soutenu et l’avait vu grandir pendant ces dernières années. Il n’y avait rien à craindre.
Il se laissa aller contre le dossier de son fauteuil, son assurance manifeste revenue, accompagnée d’un sourire en coin. Le changement drastique valut un haussement de sourcil perplexe de Kevin, cependant satisfait de le retrouver tel qu’il était.
— Le thé va refroidir !
From: [identity profile] calimera62.livejournal.com
J'ai laissé échapper un couinement peu convenable lorsque j'ai vu que tu m'as écrit une fic sur Uriel et William, je dois te l'avouer ^^;

J'aime énormément la relation entre ces deux personnages, donc ça me fait énormément plaisir que tu aies choisi d'écrire sur eux. La phrase choisie suit très bien avec le contexte, et c'était intéressant de voir exploité "l'après révélation". Comme toi, j'ai aussi imaginé qu'il a du y avoir un moment de réflexion de la part de William car leur relation a quelque peu changé depuis la révélation, et sans doute qu'il a du se demander s'il devait continuer à l'appeler Kevin ou Uriel. C'est un de mes headcanons et j'ai beaucoup aimé le fait que tu aies écrit là-dessus. Pour William, son jeune maître, son protégé, Uriel est bien heureux d'être Kevin et de jouer aux majordomes. J'aime tellement l'attachement mutuel qu'ils se portent, et c'était touchant de voir Uriel rassurer William.

Merci beaucoup pour cette fic !!
From: [identity profile] ploum31.livejournal.com
Merci, je suis contente qu'elle t'ait plu ! :D Moi aussi j'aime beaucoup leur relation et c'est un moment où il y avait de quoi dire :)
ext_1031108: (richie adulte)
From: [identity profile] andersandrew.livejournal.com
Quelque chose de chaud et d'humide caressa la nuque de Bill dans son sommeil, le faisant sursauter suffisamment fort pour le réveiller sur le coup. Sans même réfléchir, il asséna à son assaillant un violent coup avec son bras, en se retournant vivement, le corps hérissé de chair de poule.
Richie reçut son coude en plein sur le nez, et un coup de pied défensif dans le genou qui le fit basculer en arrière, et hors du lit pour atterrir avec fracas sur le sol.
« Richie ! », s'exclama Bill après les quelques secondes nécessaires à son cerveau pour remettre les choses dans leur contexte.
Il se pencha au bord du lit. Richie était déjà en train de se redresser en position assise en se frottant la figure.
Le lit qu'ils partageaient depuis quelques semaines étaient trop petit pour deux hommes adultes, mais Bill y dormait bien habituellement – depuis qu'Audra l'avait quitté, les insomnies étaient trop fréquentes, mais le vieux matelas de Richie était apparemment le meilleur au monde pour chasser ses angoisses existentielles. Cela avait peut-être à voir avec la présence de ce dernier, qui avait été plus présent qu'aucun ami pour l'aider à traverser cette épreuve.
Le fait qu'ils aient vécu la même chose à Derry et que Richie sache ce qui s'est passé avait été d'un réel soutien, et de fil en aiguille, leur relation avait pris un tournant plus romantique. Bill était faible face aux attentions de Richie, trop souvent délaissé pour ne pas manquer de d'affection, affection que Richie était prompt à donner. Bill en connaissait en partie les raisons – la solitude, le deuil, la nostalgie – et Richie était facile à comprendre, facile à gérer en dépit de son hyperactivité.
C'était pour ça que leur relation s'était faite naturellement, et que Bill avait rapidement investi l'appartement de Richie, trop content de ne pas rester seul dans son immense demeure londonnienne qui serait bientôt le théâtre d'un balai de déménageurs, une fois que le partage aura été établi entre Audra et lui.
C'était un miracle s'il dormait bien...quand il n'était pas réveillé par des trucs bizarres que faisait son amant pendant la nuit.
« Désolé, marmonna l'écrivain, la voix rauque encore engourdie de sommeil. Tu n'as rien ? »
- Ça m'apprendra à vouloir profiter de toi pendant que tu dors, déclara Richie en clignant des paupières d'un air hébété, comme une chouette perdue.
Bill pris son portable sur la table de chevet :
- Il est trois heures du matin !, ronchonna-t-il, une fois le choc passé. Qu'est-ce que tu faisais ?
La masse de Richie s'éleva lentement du sol, tandis qu'il s'appuyait sur le matelas pour se relever. Bill se fit la remarque – ce n'était pas la première fois – que Richie était intimidant physiquement. Grand et large. Il n'avait plus rien à voir avec le gamin fluet que Bill avait envoyé valser d'une simple baffe en pleine figure durant l'été 89.
Pourtant, il était gêné et ne répondit pas tout de suite, s'asseyant précautionneusement au bord du lit comme s'il craignait la réaction de Bill.
- Je voulais juste...
Il sembla hésiter. Bill compléta pour lui :
- Me bouffer dans mon sommeil ?
- Non !!, se défendit aussitôt Richie, avant de glousser nerveusement pour dissimuler son embarras.
Bill se rapprocha, lui aussi assis désormais et de plus en plus réveillé malgré l'heure.
Richie ne cessait de le regarder, fixement.
- Je voulais juste t'embrasser et puis...ça a un peu dérapé.
Bill haussa un sourcil.
- Un peu dérapé ?
- Oui heu...disons que...je me suis réveillé et j'avais envie de...enfin tu vois.
La gêne grandissante de Richie était très divertissante à observer, d'autant qu'elle était des plus rares, et Bill ne put s'empêcher d'insister :
- Je crois que je vois, mais pourrais-tu m'en dire plus ?
- Oh Billiam, arrête ça tout de suite, je sais où tu veux en venir !, gronda aussitôt Richie en le pointant du doigt comme un instituteur en colère.
Un instituteur en caleçon rose aux cheveux désordonnés, le visage mangé par une barbe de trois jours. Pas le genre qui impressionnerait Bill.
- Pardon ? Rappelle-moi qui a réveillé qui au milieu de la nuit parce qu'il était excité ?
- C'est pas ma faute, protesta Richie. On n'a pas idée d'être aussi sexy en dormant.
ext_1031108: (richie adulte)
From: [identity profile] andersandrew.livejournal.com
- Je suis un homme de 40 ans Richie, répliqua Bill. Je ne suis plus sexy en dormant depuis belle lurette.
Richie fit la moue.
- Je te trouve plutôt pas mal, pour un scribouillard divorcé...
Pas vexé pour un sous, Bill lui sourit, attendri.
- Et toi pour un comique célibataire, dit-il en posant sa tête sur l'épaule de son compagnon.
- Oh, moi, j'ai pas ton sex-appeal, corrigea Richie en l'enlaçant. Trop de bourbon, trop de fast food, pas assez d'exercice.
La main de Bill s'insinua contre son ventre pour y palper un bourrelet.
- J'aime bien, susurra-t-il. Tu es moelleux. Et tu es très mignon comme ça.
Il l'embrassa sur la tempe pour ponctuer sa réplique. Richie baissa les yeux en souriant d'un air amusé.
- Tu n'es pas objectif.
- Mon avis est le seul qui compte, murmura Bill en déposant un baiser contre son oreille. Ou bien tu comptes séduire quelqu'un d'autre ?
Il sentit le corps de Richie se détendre contre le sien, et ses mains glisser sous son t-shirt de pyjama.
- Pour perdre mon meilleur partie ?, plaisanta Richie. Pas question.
- Quel meilleur partie ?, se moqua Bill en se redressant. C'est le mieux que tu puisse faire ?
- Chuis plutôt fier de moi, ouais, pouffa Richie en renversant brusquement Bill sur le lit.
Couché sur le dos, Bill laissa Richie l'embrasser et entoura sa nuque de ses bras.
- J'ai sommeil, marmonna Bill.
- Je sais, désolé, murmura Richie en caressant ses lèvres avec les siennes. Désolé. Je suis content que tu sois là, c'est tout.
- Je suis content d'être là aussi, répondit Bill en jouant avec les cheveux trop longs de son compagnon. Si tu n'étais pas là, ce serait...très dur.
- Alors ne pars pas, déclara Richie en lui touchant les joues.
Il y avait dans ses yeux des questions qu'il n'osait pas encore poser, et Bill ne fit rien pour l'encourager. C'était trop tôt pour parler de l'avenir de leur relation.
Néanmoins il prit la main de Richie dans un geste qu'il espérait réconfortant.
- Je suis sérieux Richie, chuchota-t-il. J'ai besoin de toi.
Il pressa ses doigts contre les siens et il ajouta :
- J'ai pas l'intention de partir.
Richie soupira puis se coucha, la tête sur la poitrine de Bill, en se recroquevillant contre lui pour que Bill puisse lui caresser le crâne. C'était assez étroit mais confortable.
La respiration de Richie s'apaisa peu à peu, le silence s'installant tranquillement, et Bill sentit ses paupières s'alourdir. Il les ferma et ses doigts se figèrent dans les boucles brunes.
La chaleur irradiant du corps contre le sien était agréable, rassurant. Son poids était là, concret, solide.
Tout doucement, il sentit son esprit partir.
Le sommeil l'emporta au moment où Richie se mit à ronfler.
From: [identity profile] calimera62.livejournal.com
Ha, Richie qui essaye d'être romantique et embrasser Bill mais ça foire, je vois très bien ça arriver ! "On a pas idée d'être aussi sexy en dormant !", c'est aussi tout à fait le genre de chose qu'il pourrait dire xD tu m'auras compris, j'aime comment tu écris les personnages, et surtout Richie ! Ça se voit qu'il est ton préféré et ça se ressent dans ton écriture, mais comment ne pas l'aimer ^^ en tout cas, je suis d'accord avec lui, même à 40 ans et divorcé, Bill reste toujours aussi séduisant... surtout s'il est joué par James McAvoy fufu :3 en tout cas, ils sont très adorables, et ça me fait très plaisir que tu aies écrit une fic sur ce couple <3 c'est drôle et c'est touchant à la fois, surtout quand Bill avoue avoir besoin de son meilleur ami. Merci beaucoup pour cette fic !!
ext_1031108: (richie adulte)
From: [identity profile] andersandrew.livejournal.com
Le smartphone de Bill était un modèle récent. C'était son ex-femme qui l'avait forcé à en acheter un, et bien qu'il n'ait jamais trouvé cela pratique, il continuait de s'en servir par nostalgie d'une époque où son épouse et lui formait un duo inséparable qui s'envoyaient de longs textos quand ils étaient loin l'un de l'autre.
Bien des événements s'étaient produits, et en dépit de leur affection mutuelle, les actes commis à Derry avaient eu raison de leur couple. Ils avaient divorcé, tout en restant en assez bons termes, mais ça n'avait pas été facile.
Ce n'était pas comme si Bill pouvait lui en vouloir : s'il devait en vouloir à quelqu'un, c'était à lui-même, pour ne pas être parvenu à redevenir l'homme avec qui elle s'était mariée.
Mais les souvenirs, qu'on les veuille ou pas, étaient des pierres qui bâtissaient l'homme qu'il était à présent, et il ne pouvait rien y changer. La vie, telle un fleuve, peut être détournée de son cours, mais jamais arrêtée dans son mouvement. Elle continue sa route, jusqu'à l'océan, jusqu'à se jeter dans quelque chose de plus grand, de plus insondable.
Le smartphone de Bill, donc, était très compliqué à utiliser, et Richie avait passé une partie de la soirée à lui expliquer les fonctionnalités des différentes applications, tout en enfilant les shots à une rapidité alarmante. Bill avait fréquenté beaucoup de célébrité durant sa carrière – il en avait même épousé une – et il reconnaissait chez Richie cette facilité à boire comme celle de ces stars plus ou moins connues qui passent leurs soirées à des fêtes, dans l'espoir d'être vues, d'être remarquées, et finalement, de ne pas être oubliées – quitte à finir à poil sur un capot de voiture en première page des tabloïds.
Aussi, lorsque Richie avait commencé à chanter, Bill avait décidé que c'était le moment de quitter le bar où ils fêtaient ensemble le contrat que Richie venait de signer avec Netflix.
« I BELIEVE I CAN FLYYYYYYY ! », chantait Richie, un bras accroché au cou de Bill pour ne pas tomber. « I BELIEVE I CAN TOUCH THE SKYYYYYY !!! »
Le volume sonore de sa voix n'était guère pratique pour passer un appel, aussi Bill s'employait-il à utiliser l'appli Uber pour leur appeler une voiture – étant lui-même trop alcoolisé pour conduire. Ce n'était pas une mince affaire de se concentrer avec Richie qui tanguait contre lui, et sa main tremblait un peu à cause du whisky qu'il avait ingurgité.
Néanmoins, au bout de quelques minutes, il parvînt à faire abstraction du bruit ambiant et à passer commande.
Soudain Richie s'interrompit brusquement et Bill put constater que des chiens s'étaient mis à hurler de concert avec son petit-ami.
« Ils sont les enfants de la nuit ! », susurra Richie à son oreille en imitant le vague accent hongrois du Dracula de Coppola. « Quelle belle musique, n'est-ce pas ? »
- Tu es rond comme une queue de pelle, fit remarquer Bill avec une franchise désarmante.
Richie se mit à rire et le son fit couler quelque chose de délicieusement chaud dans le bas-ventre de notre cher écrivain. Ce dernier tenta d'écarter le visage de Richie du sien, sans grand succès : Richie était lourd et entravait ses mouvements – ça et l'alcool qu'il avait dans le sang.
Les lèvres de Richie se posèrent dans son cou et Bill lutta pour ne pas grogner de désir : le contact était sensuel et en dépit de leur environnement peu glamour, il faut bien le reconnaître, Bill n'était pas du tout insensible à la proposition qui pouvait éventuellement se cacher derrière, celle de se faufiler dans une ruelle pour quelques caresses rapides et désordonnées sous la ceinture.
Pourtant il résista, et ce malgré la langue de Richie qui remontait lentement le long de sa gorge, mordillant son pouls avec insistance.
Il se rendit compte que Richie se frottait également contre sa cuisse comme un animal en chaleur, et il était presque certain de sentir un début d'érection malgré les épaisseurs de tissus qui les séparaient.
ext_1031108: (mattmello voiture)
From: [identity profile] andersandrew.livejournal.com
- Richie, supplia-t-il en pensant à la possibilité de paparazzis embusqués en train de prendre une myriades de photos embarassantes. Richie, on est dans la rue.
Les dents du comédien taquinèrent le lobe de son oreille, le forçant à déglutir pour tenter de conserver son sang froid ; l'une de ses mains se glissa néanmoins entre eux, contre le ventre de Richie, et descendit doucement entre ses jambes.
Richie gronda contre sa peau en ressentant sa poigne se refermer sur son pénis à travers son jeans.
Soudain Bill n'en avait plus rien à faire d'être surpris par des photographes de tabloïds. L'espace d'un instant, il songeait à combien il était excitant de voir Richie dans cet état rien que pour lui, de le voir étaler ainsi son affection et son désir pour lui à la vue de tous.
- Billy, haleta Richie. Billy, s'il te plaît...
- Chut, ne fais pas de bruit, murmura Bill en faisant lentement bouger sa main.
Richie gémit, déclenchant chez Bill une vague de chaleur qui lui fit monter le rouge aux joues.
Habituellement, Richie n'était pas démonstratif en public. Bill pouvait comprendre pourquoi, et lui-même n'était pas fan des effusions, même du temps où tout le monde le croyait hétéro. Ce n'était pas qu'il voulait cacher ses affinités, il tenait juste à sa vie privée. C'était une question de pudeur.
Toutefois, il savait que pour Richie, c'était plus compliqué que ça. Richie n'avait pas grand chose à craindre pour sa carrière, le milieu était plutôt complaisant envers les comédiens gays – plus que pour les racisés, à vrai dire. Pourtant Richie ne voulait pas s'afficher comme homosexuel (ou bisexuel. Bill s'identifiait ainsi, il ne savait pas pour Richie et il ne voulait pas présumer...).
Richie avait peur. C'était compréhensible quand on voyait dans quel ville ils avaient grandi, et Bill ne pouvait pas dire par quoi Richie était passé après avoir quitté Derry, il ne savait pas ce qu'il avait vécu pour être aussi terrorisé à l'idée d'assumer sa sexualité.
Ce n'était pas à lui de décider. Et c'est pourquoi il interrompit ses caresses, parce qu'il savait que s'il continuait, il le ferait jouir, en dépit de son état d'ébriété, et que Richie n'était pas en état de consentir à un acte qui risquait d'être un peu trop engageant pour lui.
- On va finir par se faire arrêter si on continue, chuchota Bill comme pour s'excuser tandis que Richie geignait de frustration lorsqu'il retira sa main.
- Bill...je veux rentrer. Je veux te faire l'amour.
L'écrivain lui enlaça la taille et le serra doucement contre lui. Il ne voyait aucun inconvénient à ce plan si Richie était toujours dans le même esprit une fois qu'ils seraient rentrés à la maison.
Il jeta un coup d'oeil à l'écran de son portable. Le Uber n'allait pas tarder.
- Richie, dit-il gentiment en l'embrassant sur la joue. Sois sage, d'accord ?
Le comédien se détendit contre lui, comme s'il fondait. Bill lui donna une petite tape sur les fesses en voyant la voiture du Uber.
- Allez, encore un petit effort. Et évite de vomir dans la voiture.
- Je ne fais jamais de promesse que je ne suis pas sûr de pouvoir tenir, répliqua Richie en rigolant tandis qu'il ouvrait fébrilement la portière.
Bill hocha gravement la tête. Ils en savaient quelque chose.
From: [identity profile] calimera62.livejournal.com
Une seconde fic Bichie * ___ * c'est noël avant l'heure dis-moi !

Je constate que tu t'es une nouvelle fois amusée avec Richie, et je te comprends ! Il est hilarant dans cette histoire, surtout quand il imite Dracula du film de Coppola xD
C'était aussi très... délicieux à lire ;P ça me fait un peu regretter que cette fic ne soit pas illustrée, mais l'imagination me permet bien de visualiser xD

"Sois sage, d'accord ?"
ça ne lui ressemble pas trop mais il va essayer xD

Merci pour cette fic <3

February 2024

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