Starry, starry night
Feb. 28th, 2014 11:55 pmJe me rend compte que je ne suis pas assez présente sur ce LJ, ni sur mon blog littéraire d'ailleurs. Je pense ainsi profiter de mon dernier week-end avant la reprise des cours (prochaines vacances : en avril, hou-hou, que ça paraît loin...) pour remédier à ça. Je pense poster au moins un ou deux écrits Star Wars sur ce LJ ce week-end, après on verra bien !
Premier écrit sur Supernatural ! que d'émotions... ou pas, je ne suis pas suffisamment à l'aise avec ce fandom, et j'ai toujours un ficlet Dean/Castiel qui attend d'être fini depuis six mois >___<
Titre : Starry night.
Premier écrit sur Supernatural ! que d'émotions... ou pas, je ne suis pas suffisamment à l'aise avec ce fandom, et j'ai toujours un ficlet Dean/Castiel qui attend d'être fini depuis six mois >___<
Titre : Starry night.
Fandom : Supernatural.
Disclaimer : Supernatural ne m’appartient pas.
Note/Avertissement : spoilers de l’épisode 22 de la saison huit, abstenez-vous de lire si vous n’avez pas vu l’épisode ! Je n'ai pas encore vu la saison neuf, ainsi il n'y a aucune référence à la saison neuf dans cet OS et il peut y avoir des oublis si jamais il y a eu quelque chose de nouveau concernant Crowley dans la saison neuf.
Couple(s)/Personnage(s) : Naomi, Crowley. Sous-entendu de Naomi/Crowley. Parce que j'ai percuté sur eux pendant la saison huit et que j'ai adoré les sous-entendus de Crowley =p
Starry, starry night,
Paint your palette blue and grey,
Look out on a summer's day
With eyes that know the darkness in my soul.
Starry, starry night, (...)
With eyes that watch the world and can't forget.
Vincent ("Starry, Starry Night"), by Don McLean.
Crowley se rendit compte que quelque chose clochait, d’où son malaise soudain, sans pour autant parvenir à trouver ce qu’il n’allait pas. Car c’était certain : quelque chose clochait.
C’était une sensation fort désagréable faisant naître chez lui une sensation qu’il pensait étrangère. Un malaise profond. Il pouvait sentir sur sa peau le froid d’un courant d’air sans parvenir à déterminer si c’était seulement parce qu’il errait dehors, en pleine nuit, ou si cela venait uniquement de lui, si le problème était plus profond que cela.
Une fois de plus, Crowley maudit les Winchester, et plus encore le grand dadais qu’il appelait « l’élan/moose ». Tout était de sa faute. C’était à cause de lui qu’il se mettait à ressentir toutes ces choses qui le mettaient mal à l’aise ; des sensations, des sentiments qu’il n’avait plus ressenties depuis des lunes et qui revenaient vers lui, presque toutes à la fois, en même temps, qui s’écoulaient en lui comme un poison. Foutus Winchester, foutues injections.
Mais les injections qu’il avait reçues n’étaient pas son seul problème. Le fait est que quelque chose n’allait pas, il y avait un problème, c’était aussi certain qu’indémontrable.
Ce qui expliquait cette soudaine tension dans l’air, et pourquoi Crowley était de si mauvaise humeur. Ce n’était pas uniquement à cause des Winchester – bien que s’il le pouvait dans son état actuel, il aurait relâché tous les chiens de l’Enfer pour les tourmenter que cela n’aurait pas apaisé sa colère envers eux – il y avait autre chose, mais Crowley ignorait pour quelle autre raison il était fâché. C’est pourquoi il errait en pleine nuit, après avoir échappé aux Winchester, sans savoir exactement où il allait et ce qu’il allait faire.
Puis, soudain, il su exactement pourquoi.
Il l’avait senti avant même de l’entendre.
Mû par un ressentiment, un instinct soudain, Crowley leva la tête vers le ciel, raide et alerte.
Des centaines, voire plus, de jets de lumière dans le ciel étoilé, qui faisaient une rapide descente sur Terre, comme des filets enflammés qui partaient du ciel pour se diriger violemment sur Terre. C’était un spectacle magnifique et effrayant à la fois. C’était comme des étoiles filantes. Mais ce n’étaient pas des étoiles filantes.
Et alors, la voix hachée, broyée de Crowley lâcha alors :
- Les Anges… tombent du ciel.
Il le savait. Il sentait l’effroi de ces créatures qui chutaient, il sentait également un imperceptible vide, et il savait que cela venait de lui. Ses traits se tendirent dans une expression soudainement triste, ses yeux brûlèrent d’un feu intense, et sa main se posa machinalement sur sa poitrine bien que son cœur avait cessé de battre depuis des siècles, à présent.
Car c’était un vide affreux qu’il ressentait. Et il savait ce qu’il manquait.
Les anges tombaient du ciel, tous semblables à des étoiles filantes, un feu immense qui se dirigeait tout droit sur la Terre pour s’écraser et s’éteindre définitivement. Violemment. Cela donnait presque des allures de fin du monde. C’était un spectacle magnifique mais terrible. Beau et affreux à la fois.
Tous. Ils étaient tous en train de tomber.
Non, pas tous.
Naomi, Crowley le savait, n’était pas avec eux.
Elle n’était pas avec eux, elle ne chutait pas parmi eux. Mais Crowley savait qu’elle n’y avait pas échappé. Il ne ressentait pas sa présence. Il ne la sentait pas parmi ces anges. Mais si elle n’était pas en train de chuter, comme tous les autres, c’est qu’elle devait être partie avant.
Crowley ignorait ce qu’il s’était passé là-haut. Si on devait lui demander son avis, il répondrait que l’emplumé des Winchester devait y être pour quelque chose, d’une certaine façon, il était toujours responsable de ce qu’il se passait au Paradis, pourquoi ce serait différent ? Mais Crowley ne s’inquiétait pas des affaires de l’emplumé de service de ces deux crétins de Winchester.
D'une façon presque inhabituelle pour lui, il s'inquiétait plutôt pour quelqu'un d'autre, quelqu'un d'autre que lui.
Quelqu'un comme Naomi.
Quelqu'un comme Naomi.
Devrait-il être soulagé qu’elle n’était pas là à subir le même sort que ses compagnons ou se demander quel autre sort elle avait subi ? Il l’ignorait.
Mais le poids soudain de son absence, de la réalisation que plus jamais il ne reverrait ce charmant minois se tordre de colère ou d’exaspération en sa présence, que jamais plus il n’entendrait ses délicieuses réparties et joutes verbales… faisait mal. Cela causait un certain malaise au plus profond de son être. Il trouva cela étrange, lui qui n’avait plus ressenti ce genre de sensation depuis des lunes.
Cela ne l’empêcha pas, les yeux toujours fixés au ciel mais l’esprit perdu dans des souvenirs lointains en Mésopotamie, de murmurer d’un air presque tendre et triste :
- Repose en paix, darling…